Pourquoi votre pêche craint et comment arranger ça ?

Pourquoi votre pêche craint et comment arranger ça ?

6-7 minutes de lecture pour améliorer facilement votre pêche !

J’ai trouvé ce titre grâce à certains articles de management, intitulés « pourquoi votre gestion craint et comment y remédier»… Et je me suis dit : « Ça irait très bien avec « pêche » à la place ». Alors, allons-y !

Vous vous faites systématiquement aplatir par vos copains ? Apprenez à passer d’opprimé à top dog, en ayant toujours du plaisir à pêcher! Lisez ces dix points pour devenir un meilleur pêcheur… Ces points sont un peu classés, mais vous pouvez les lire dans l’ordre qui vous arrange.

1 – Allez pêcher autant que possible

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C’est la règle numéro un. Vous ne pouvez pas vous améliorer si vous ne pêchez pas. Vous allez oublier vos erreurs passées et vous en tenir à ce que vous savez déjà de façon certaine. Ça deviendra donc très dur de progresser…

Gardez une canne et un moulinet dans le coffre de votre voiture et utilisez-les aussi souvent que vous le pouvez. J’ai fait des progrès notoires au niveau de mes compétences lorsque j’avais l’habitude de me réveiller à 06:00 et de pêcher l’étang entre 06:30 et 08:30 chaque matin et en y retournant le soir après le travail. Je l’ai fait pendant 3 mois, et j’ai vraiment senti la différence. Mais je suis tombé sur un autre écueil : J’étais à l’aise avec cet étang… Donc, je suis passé à un autre endroit et j’ai recommencé à acquérir des compétences. Plus vous allez sur l’eau, meilleur vous deviendrez, c’est aussi simple que cela. Ayez du fil dans l’eau aussi souvent que vous pouvez! Et n’ayez pas peur si vous attrapez seulement de « petits » poissons. Tous les poissons sont bons à prendre, certains sont juste meilleurs que d’autres. Vous ne prenez pas un record national à chaque sortie, n’est-ce pas?

2 – Apprenez à lire l’eau

Il s’agit d’un point crucial. Lire l’eau fait référence à vos sensations visuelles par rapport à la manière dont vous approchez un poste potentiel. Comment vous « ressentez » l’eau. Certains aspects du courant, ou des vagues, vous donneront des indications sur où les proies peuvent-être, donc où vous trouverez les prédateurs. Certains endroits commenceront à vous attirer comme des aimants, les bosses, les pointes, et les amoncellements de broussailles pour n’en citer que quelques-uns. Vous allez commencer à instinctivement vous diriger vers certains endroits, comme une seconde nature. Et à en éviter d’autres comme la peste. Certains endroits ne sont accessibles avec certains lancers spécifiques, donc la lecture de l’eau vous conduira à être plus technique pour placer vos leurres ou appâts sur ces spots. Cet aspect est critique sur la façon dont vous gérez votre pêche. On ne lit pas une rivière de la même manière qu’un lac. Je me souviens avoir eu des difficultés pour apprendre à lire les immenses lacs marocains les premières fois que je les ai pêché. J’ai trouvé des spots qui me semblait être évidents, et j’ai fait de belles bredouilles. Et j’ai vu des poissons où ils « ne devraient pas » être… J’ai commencé à reconsidérer tout ça, et j’ai finalement ré-écrit mes cartes mentales. Sur la plupart des lacs en Europe, vous avez les herbiers et les arbres, les buissons passant au-dessus de l’eau. J’étais sur un paysage rocailleux, lunaire, où l’eau n’existe que dans le lac. Donc, les poissons ont un comportement différent en fonction de leur environnement.

3 – Faites attention à votre arrivée sur le spot

J’ai appris ça à la dure, mais c’est aussi vrai quand vous pêchez de la berge, d’un bateau, en kayak, ou en float-tube. Ça se passe tout le temps comme ça : vous marchez sur le bord vers la berge, et une fois que vous êtes arrivé, vous cherchez au loin un spot qui vous attire. Et un énorme « splaaash » révèle que vous avez presque marché sur un poisson énorme juste sous vos pieds. Parce que, bien sûr, le syndrome de la berge d’en face fait vous avez oublié que votre rive est la berge d’en face de l’autre côté. Je ne suis pas clair ? OK, ne regardez pas en face avant de vous être penché sur votre berge. C’est plus clair maintenant?

Les poissons ne s’intéressent pas à vous avant que vous ne soyez trop près d’eux. Ils utilisent leur ligne latérale pour sentir le bruit sourd de vos pieds quand vous arrivez sans y prendre garde. Donc, vous devriez d’abord essayer votre côté. Avant d’arriver sur place, essayez quelques lancers en restant à bonne distance et laissez couler un leurre souple environ 4 à 5 mètres de la rive. Ne le bougez pas avant qu’il touche le fond, et ramenez-le tout doucement. Vraiment, vraiment lentement, comme si votre leurre était mourant à cause de sa chute… Vous pourriez avoir une bonne surprise !

4 – Adaptez vos appâts et vos hameçons

Cela semble évident, mais c’est une erreur assez courante. De trop gros hameçons avec de trop petits leurres souples. Ou de trop petits hameçons sur de trop gros leurres. Parfois, vous n’avez pas d’autre choix, vous avez perdu votre dernière tête plombée correcte et ne vous ne voulez pas rentrer à la maison. Parfois, les conditions locales vous dicteront le choix de dépareiller votre matériel. Mais, la plupart du temps, vous devez utiliser une tête plombée qui corresponde à la taille de votre leurre souple. La taille adéquate correspond à un hameçon qui sort entre le premier quart et le premier tiers du leurre souple. L’hameçon rend raide les leurres souples, et il peut être comme un manche à balai empêchant le leurre de nager.

Si vous pêchez avec des appâts vivants, ou des appâts coupés, essayez de respecter également ce ratio Votre hameçon ne devrait pas être trop gros, car il serait trop visible. Il ne doit pas être trop petit, car l’appât serait mangé avant que le poisson ne s’accroche. Et, si possible, utilisez des circle hooks. Ils sont conçus pour piquer le poisson directement au coin de la bouche et vous laisser ainsi plus de chance de libérer vos poissons vivants. Avec un « hameçon cercle », vous ne devez pas ferrer. Vous tendez simplement la ligne, et vous maintenez la tension. L’hameçon est spécialement conçu pour se déplacer dans la bouche du poisson, et rouler dans un mouvement circulaire. L’hameçon est facile à enlever de la commissure des lèvres et laisse le poisson vivant. Il ne sera jamais avalé et ne tuera pas le poisson lentement.

5 – Prenez des notes

Ça arrive à tout le monde : vous avez passé une bonne journée au bord de l’eau,et pris quelques poissons sympas. Et quand vous revenez au même endroit, quelques jours plus tard, vous avez oublié la chose à laquelle vous aviez pensé, qui aurait pu vous donner les meilleures occasions. Parce que vous ne prenez pas de notes, même sur une simple feuille de papier. Vous avez probablement toujours votre téléphone portable avec vous. Pourquoi ne pas télécharger une application qui enregistre vos remarques et placer cette appli en raccourci sur votre écran de démarrage? Ensuite, vous pourrez enregistrer ce que vous pensez quand ça arrive, et ce qu’il faut penser à apporter avec vous la prochaine fois. Ex : « Avoir quelques stickbait prochaine fois », ou « Apporter une canne plus puissante la prochaine fois à proximité des nénuphars »… J’aime écrire, donc j’utilise les notes qui se synchronisent avec mon ordinateur portable. Mais vous pouvez même avoir un stylo et un petit carnet, et écrire ce qui est bon ou mauvais. Ex : « J’ai eu une touche rapide à tel endroit et pas le temps d’essayer plus longtemps », etc… Et prenez une photo rapide des lieux que vous souhaitez explorer la prochaine fois, pour les mémoriser. Alors, vous pourrez être bien préparé.

6 – Ne passez pas trop de temps au même endroit

Si votre approche était assez furtive et votre lancer précis, vous devriez être récompensé par une belle touche. Les poissons qui sont d’humeur à mordre sont habituellement prompts à réagir aux stimuli des leurres. Quand vous arrivez sur un endroit prometteur, comme une baie avec une pointe et un bel herbier, lancez rapidement en éventail sur les emplacements qui vous semblent les plus prometteurs, et guettez les réponses des poissons. S’il n’y a même pas une touche rapide, éliminez ces spots pour l’instant et revenez-y plus tard. Déplacez-vous vers un autre type de spot. Changez vos plans de jeu et adaptez-vous. Soyez versatile et polyvalent et ne passez pas des heures à tout essayer dans un endroit qui n’abrite pas de poissons actifs! Ils peuvent être là et mordre plus tard.

7 – Ne soyez pas trop à l’aise

Comme je vous ai dit dans le premier point, une fois que vous serez à l’aise, vous commencerez à être paresseux. Connaître un lac comme le fond de votre poche fait de vous un bon pêcheur sur ce lac. Pas simplement un bon pêcheur. D’autres endroits peuvent nécessiter une approche différente. Si vous pêchez habituellement les bass sur les lacs, essayez les rivières ou tentez votre chance à la mouche. Ou essayez d’attraper des truites ou des brochets. Tentez votre chance en mer, juste pour vous sortir de votre zone de confort. Vous vous verrez sans doute contraint d’apprendre de nouveaux nœuds, de nouvelles récupérations, de nouveaux modes de pêche. Et quand vous reviendrez à votre lac fétiche, vous aurez quelques nouveaux trucs à essayer. Vous déplacer de votre zone de confort ouvrira votre esprit et vous permettra d’apprendre de nouvelles choses.

8 – Surveillez le point d’entrée de votre ligne

Ce point-ci est un peu délicat. Mais c’est un truc énorme à avoir dans votre arsenal. J’ai appris ça à la pêche à la mouche. Quand vous pêchez  avec des streamers, vous ne vous sentez pas la touche par une énorme tirée sur la ligne. Le plus souvent, vous verrez en fait la soie s’arrêter ou se déplacer latéralement. Ou avoir en un clin d’œil un comportement contre nature. Comme faire un très petit et très rapide cercle à l’endroit où la soie est en contact avec l’eau. La même chose se produit avec la tresse, réellement. Mais c’est moins net… Et si vous regardez de près au point d’entrée de la ligne dans l’eau, vous pouvez voir la touche avant même que vous ne l’ayez ressentie. Ceci m’est arrivé plusieurs fois en pêchant les calmars, également.

9- Faire participer votre famille

Cela semble un peu étrange, mais réfléchissez-y : votre principal frein, ce qui vous colle à la maison, est probablement votre famille. Aller à la pêche avec eux en les associant à votre passion est un bonus d’une valeur inestimable par rapport au temps que vous passerez sur l’eau ! Amenez vos enfants ou vos neveux, faites-les profiter de l’extérieur et du grand air avec leur bien-aimé tonton, faire « des trucs de grands », comme du camping et de la pêche. Votre femme verra cela d’un bon œil, en n’ayant pas les enfants dans ses jambes et en pouvant passer un peu de temps pour elle-même ! (Je vous suggère de lire ce post sur comment amener votre copine à la pêche)

10- Prenez du bon temps sur l’eau

Pêcher devrait toujours être un moment de plaisir. Même si les poissons ne sont pas d’humeur à mordre, vous aurez toujours du plaisir à regarder les poissons chasser, à la recherche de spots où vous allez pêcher plus tard, et essayer de trouver où les poissons peuvent se cacher. Si vous pêchez avec des copains, ne soyez pas trop sérieux et faites des blagues, comme de taper doucement le talon de leur canne quand ils ne regardent pas, pour qu’ils ferrent dans le vide. Ou chambrez-les gentiment pour les sortir de leur concentration.

Laissez-les se moquer de vous aussi! Après tout, la pêche avec des copains est essentiellement basée l’amitié! Ces moments de distraction sont un ciment de l’amitié, même si vous pêchez un tournoi ! Et ils vous aident sur le long terme, afin de ne pas prendre la pêche trop au sérieux. Même si c’est un sport, c’est quelque chose que vous devriez toujours faire avec le sourire! Si vous allez à la pêche de mauvaise humeur, vous allez probablement faire mal les choses. Laissez vos questions et vos problèmes à la maison une fois que vous en fermez la porte. Et ne les laissez pas vous attirer du mauvais côté!

Et ne devenez pas fous si vous manquez un poisson, perdez un poisson, ferrez dans le vide, faites une perruque, ou toute autre erreur que vous ferez inévitablement. Cela fait partie du jeu. Pensez au poisson comme un adversaire, qui peut gagner parfois et perdre parfois aussi!

 

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Fishing is passion, not fashion !

Thomas

 

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About Admin Tom

Pêcheur français, j'adore partager les stratégies et les techniques de pêche. J'ai 39 ans, et je pêche depuis mes 2 ans...

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